Ninite : Installation des applications en un clin d’oeil!
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Violence juvénile à Djibouti.
De retour du domicile d’un ami, on devise jeudi dernier à bord de son véhicule de tout et de rien.
Arrivés à l’angle de l’avenue 26 et du boulevard de Gaulle, des automobilistes dans notre champ de vision jouent du volant pour mieux rebrousser chemin. On a l’impression d’un sauve qui peut général. Tant les piétons, jeunes et moins jeunes, fuient en direction du centre médical Paul Faure. Avec des cartables comme moyens de protection sur leurs têtes, des filles et garçons tentent de se mettre à l’abri des jets de pierres qui opposent d’autres adolescents. Les deux bandes rivales font pleuvoir des cailloux de tous côtés sur le tronçon routier le long du collège de Boulaos.
Leur bataille rangée dure une bonne demi-heure malgré la proximité d’une caserne de la gendarmerie nationale. C’est dire la fureur qui anime les jeunes belligérants. Motivés à en découdre, ceux-ci semblent se moquer des risques de dégâts collatéraux que leur affrontement comporte. Des troubles à l’ordre public que leurs hostilités à coups de lance-pierres génèrent sur l’espace public.
C’est d’ailleurs le cadet de leur souci. De tels débordements d’une violence juvénile incontrôlable à ce jour inquiètent les citadins de Djibouti ville. Le phénomène nourrit bien d’interrogations chez l’opinion publique. Serait-il l’expression d’un malaise social de la jeunesse ? Reflète-t-il un déficit d’éducation civique ? Augure-t-il d’un conflit de générations ? Comment pourrait-on l’éradiquer ?
« La Libye n’a voté ni contre Djibouti ni pour l’Erythrée… »
Le président de la République, Ismail Omar Guelleh, a reçu hier en audience à la Présidence le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa. La visite de M. Koussa intervient un peu plus d’un mois après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 1907 sanctionnant l’Erythrée pour son rôle néfaste en Somalie et son acte d’agression envers notre pays.
La Jamahiriya du colonel Kadhafi, pourtant membre comme Djibouti de la Ligue arabe, avait été le seul pays à voter contre cette résolution. Une décision que le gouvernement et le peuple djiboutien ne pouvaient que très mal ressentir.
A sa sortie de l’entretien qu’il a eu avec le chef de l’Etat, M. Koussa s’est brièvement adressé à la presse. Ainsi, il est venu « rendre visite à ses frères djiboutiens», qualifiant les relations entre les deux pays et leurs deux dirigeants de « fraternelles et très privilégiées ». Selon lui, les discussions avec le président de la République ont porté « sur les problèmes à l’ordre du jour dans la sous-région ».
« J’ai mis à profit cette rencontre pour bien apprécier la position du président de la République au sujet de ces problématiques », a expliqué M. Mousa Koussa, qui a par ailleurs réaffirmé « la disponibilité du leader de la révolution libyenne pour soutenir nos frères djiboutiens». Invité à s’exprimer sur le différend qui a opposé Djibouti à son pays au Conseil de Sécurité, le ministre libyen des Affaires étrangères a réfuté l’existence même de toute divergence entre les deux pays, reconnaissant seulement ce qu’il a appelé une «différence d’appréciation » au sujet de la position libyenne en ce qui concerne la condamnation de l’Erythrée.