lundi , 24 avril 2017
En Bref
Douce Torture

Douce Torture


Si l’enfer trouve toute sa signification dans la souffrance, aimer serait pareil à un enfer. L’été djiboutien, étincelant, mortel et vorace fait vomir à ces cubes-pavés qui sont les maisons populaires, à ces quartiers de, leur lot d’âmes vagabondes, les soirs, en quête de quelques fantaisies.

«  De l’air ! Me dis-je, voulant extirper de cette atmosphère étouffante. Mes pas, au fil des mes tribulations me mènent vers une des environs ou viennent d’échouer les prospecteurs d’une quelconque occupation. « Que nos vies semblent vides de toute signification ! » ; cette phrase sonore est la douleur musicale, une note de misère sortie de la bouche d’une femme de mon âge, âgée à peine de 22 ans et qui semble porter le fardeau du martyr. Oh oui ! Elle souffrait le martyr  Elle éprouvait ce que toute personne éprouve au moins une fois dans sa vie ou du moins l’a vécu : un amour impossible.

Ilyane est une personne de plus ordinaire  vivant une pression des plus extraordinaire, départagée entre son amour par sa mère convalescente et le poids du devoir à accomplir. Etant sur le point  de se marier, cette union mettra sa famille à l’abri du besoin leur assurant fortune et nom. Mais le destin, annonciateur  de troubles jette sur son chemin celui qui sera au centre de cette dynamique vivante, ce mouvement vital et souffrance nécessaire : un homme, l’homme, l’amour qui ne doit pas et ne devrait être….

Une torture que ces vers chantent et que le cœur d’Ilyane exprime.

 

O Douce Torture

 Pourquoi o destinée ?

Mes yeux restent captifs,

De cet être tant recherché,

Trouvé un soir d’été.

Telle une lumière éclatante,

Tu fus ma plus belle ivresse.

Je bois à ta coupe, prisonnière consentante.

Ton sourire couleur de l’aube,

Révélait au grand jour ma maladresse.

Créature aimée, reflet de mon bonheur,

Touchée par la grâce divine, tu fais renaitre mon cœur.

Phoenix déchu, t’aimer  fut mon plus beau combat.

Source limpide, âme transparente,

D’un commun accord, une simple entente

Sur l’autel de la volupté et l’opulence,

Je ne peux m’empêcher de penser à ta douce prestance.

L’amour naissant en moi,

De moi t’éloigne, créant un émoi.

Dans mon esprit, je reste indécise,

Me mentant sans raison précise,

Je m’éteins, je m’éclipse, je me meurs,

Seule dans cette passion et à mon heure

De cette torture tant voulue et impassible,

De cet amour meurtrier et impossible

Qui fait naitre en moi la terreur,

De te  perdre et vivre dans le malheur.

Ecartant cette idée de mon esprit,

Je me résigne à te chérir et je prie,

De ne point vivre cette obsession,

Ce mal rongeant et cette passion.

Mortel apprécié par les mortels,

Homme, frère et enfant exceptionnel,

Je creuse les écarts et m’éloigne,

Du trésor si convoité que tu fus.

De mon royaume, tu seras le roi,

Mes cieux s’assombrissent si je ne te vois,

En moi tu vivras et je ne vivrais que pour toi.

A propos de Hamda Scott

Passionnée de l’écriture , S'inspire de tout et de rien. Romantique malgré elle. Poète dans l’âme. prête à vous faire découvrir ses ébauches de prose.
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