jeudi , 30 mars 2017
En Bref
Djibouti : 3 leçons à retenir des averses du lundi

Djibouti : 3 leçons à retenir des averses du lundi



Lundi dernier, toute la ville à été frappée par des violentes averses pendant presque 2h et ont causés d’importants dégâts matériels et humains. Un lundi noir pour tous les habitants de la capitale (ou presque); ceux qui pleurent un proche, ceux qui pleurent leur matériels et se retrouvent sans abri et ceux qui pleurent notre incapacité à gérer une averse de 2h.

Une pensée pour ces jeunes militaires en mission qui ont péri dans cette catastrophe. Nous présentons nos condoléances à leur proches.

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Sommes-nous incapables d’investir dans les infrastructures nécessaire afin de prévoir la gestion de ce genre de catastrophe?

Lundi Matin à 9H, toute la capitale était paralysée. Tout le monde fuyait les bureaux parce que déjà c’est l’occasion de prendre la journée sans se faire taper sur les doigts mais en plus 90% des bureaux publics sont inondés, les routes se sont transformés en l’espace d’une heure à des parcours pour combattants, le réseau téléphonique complètement hors-service (bon ça vous me le direz, c’est toujours merdique, averse ou pas), bref la jungle, c’était la jungle.

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2 jours après cet événement, les choses reviennent petit à petit dans le normal, le soleil ardent de la capitale se charge de nettoyer nos rues, les fuites dans les bureaux sont colmatés avec un peu de mastic etc..bref comme si rien ne s’était passé.

Actuellement, certains quartiers se sont transformés en piscine publique sauf qu’à la différence prés l’eau ne restera pas indéfiniment propre. Et de là viendront d’autres maux à savoir les moustiques (paludisme), l’hygiène (choléra), salubrité etc…Oui on souffre toujours de certaines maladies préhistoriques.

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Si je devais résumer les grands points à retenir de cette tragédie, ce serait :

1. Les Infrastructures :  On le redira, encore et toujours il faut investir dans les infrastructures et revoir complètement les plans de construction des égouts sur toute la capitale. Tant qu’on n’aura pas réglé les problèmes de canalisation, nous baignerons dedans.

2. Les Secours : Former des équipes de secours entraînés et préparés à ce genre d’éventualité. On en a marre que les français ou les américains nous sortent de la merde à chaque fois. Voir lien

3. La Météo : Le dernier point concerne la météo qui n’a rien annoncé la veille des pluies pour nous avertir (je crois qu’ils ont même annoncés une journée ensoleillée)  mais qui par contre s’est prononcé deux heures ou trois heures après la catastrophe pour dire « demain également, il va pleuvoir ». Vraiment?

Si on arrive déjà à corriger ces trois points, je crois que nous aurons fait un grand pas vers l’avant. Si vous avez d’autres points à ajouter, ça se passe dans les commentaires.

Sources Photo : Djibouti Jones – Ma Djibouti Au quotidien – Abdoulkader

A propos de Rahim Nour

Une information, une correction, un complément ou une proposition ? Envoyez nous un mail à contact@djibcenter.com
  • http://xcapedcat.com Barryck R

    Je pense que les lecons a en tirer sont beaucoup plhs importantes que les 3 enumerees ici. Les infrastructures, oui mais lesquelles? nos routes sont construites (du moins ce qu’ils appellent routes et boulevard ici) sans une reelle expertise. Les egouts qui donnent a la mer, souffre de cette meme mer quand elle est haute. Le systeme de canalisation definition a la Djiboutienne, donnerait: Fosse.

    Les secouristes: C’est toute la politique de santé qu’il faut revoir.

    Bref..

  • Rahimpro

    « Je pense que les lecons a en tirer sont beaucoup plhs importantes que les 3 enumerees ici. » – Fallait les citer pour que tout le monde en profite.

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