vendredi , 26 mai 2017
En Bref
Pourquoi J’aime Djibouti

Pourquoi J’aime Djibouti


Bonjour les cocos!!! Aujourd’hui je reviens ici après plusieurs mois d’absence. Mais je ne viens pas seul. Je voulais partager avec vous une page Facebook qui commence à faire un buzz monumentale sur la toile Djiboutienne.

Mally Briand, a commencé à partager les photos qu’elle aime du pays sur instagram, cliquez ici pour la suivre et avoir accès à son catalogue de malade. Et plusieurs touristes Français, Indonésiens  Emiratis, Américains ont suivi ses conseils et ses photos pour débarquer chez nous! Magnifique non? Monsieur l’ONTD c’est par ici que ça se passe. INTERNET est primordial pour vous!

Elle a donc lancé sa page Facebook, pour partager les photos et surtout son amour pour Djibouti. Mally a partagé un statut retraçant comment son amour pour Djibouti s’est ainsi développé, je lui laisse la parole.

A toi Mally!

Pourquoi? Pourquoi, j’aime le pays de Djibouti? Plus que mon propre pays.

Bonne question, à laquelle je vais essayer de répondre et de m’expliquer.

Je suis née le 14 Mars 1985 à La Seyne sur Mer dans le Var en France. Ma mère a vécue en Corse et en Allemagne et mon père biologique, était marin. Leur histoire n’ayant pas durée, mes grands parents maternels se sont donc occupés de moi, j’ai donc grandi dans l’Aude (11) à Limoux, pendant que ma mère s engageait dans l’armée. C’est la bas qu’elle y a rencontré mon père adoptif. De là, les affectations s’enchainent et les déménagements aussi. Echillais, Charente maritime; Parentis en born, Landes; Reims, Marne; et Djibouti!!

Mon père est affecté ici pendant 2 ans, de 2002 à 2004. Une éternité; 2 ans quand on a 17 ans! J’avais peur et surtout je n’avais jamais entendu parler de ce pays. Les premiers jours pour moi ici ont été durs. Chaleurs, odeurs (et oui pas de ramassage d’ordures à l’époque), et le lycée.

Une aventure, un challenge pour moi. J’étais en terminale STT option ACC, donc lycée d’Etat puisque c’était le seul lycée à proposer cette filière. Jour de la rentrée, 2 blanches pour 48 Djiboutiens, prise de conscience, c’est dur d’être la « minorité ».

Barrière de la langue, culture. J’ai changé car il fallait que je m adapte, je voulais m’intégrer. A fond l’anglais, fini les sacs d’écoliers remplis de fournitures scolaires de marques. Totalement inutile pour réussir ses études et surtout j’avais honte car cela ne me rendait pas plus meilleure élève qu’un autre. Mes camarades m’ont beaucoup aidé et m’ont accueilli à bras ouvert, je les en remercie. J’avais besoin de comprendre certaines choses, de redescendre sur « terre ».

Les besoins ici ne sont pas les mêmes qu’en France. En revanche ici, j’y ai appris des valeurs, du respect et le partage. Mon année c’est très bien passée, j’ai eu mon bac, malgré les conditions climatiques, le manque de moyens du lycée. Au bout d’un an ici, j’avais déjà changé, je fréquentais peu les français et quand on se voyait, je me sentais à des kilomètres d’eux. J’avais trop changer et eux pas du tout.

Ma deuxième année, j’ai choisi de faire un BTS Commerce International, j’espérais pouvoir me rendre utile ici. Je travaillais en même temps, « le Virage », l’Historil, Dolphin Excursions. Après tout à 18 ans il est temps de commencer à s’assumer.

Avec mes parents et grâce à Dolphin, j’ai eu la chance de découvrir le territoire de Djibouti. Un pays de contraste. Une nature luxuriante à des terres arides en quelques kilomètres. Ces plages, sa diversité sous marine. Pour moi, j’ai grandi ici, j’y ai appris ce qu’étais « la vie ».

Il suffit de s’intéresser à Djibouti et le pays vous le rendra. J’ai ouvert mon esprit, mes bras et il m’a accueilli, je pense.

Je ne suis pas Djiboutienne de naissance mais mon coeur est converti.

Bien sur, J’ai des racines françaises, une famille, une culture aussi. J’ai pris le meilleur des deux et je suis devenue moi . Au retour de Djibouti en 2004, je me suis moi aussi engagée dans l’armée, avec l’espoir de revenir ici. Et c’est en 2011, que mon mari est affecté à Djibouti. Un bonheur je n’y croyais pas. Depuis mon retour en 2011, je m’échine avec mes enfants pour leur transmettre mon amour du pays, mon mari lui est déjà converti 😉

J’ai aimé ce pays parce que je pense que je l’ai vraiment regarder. Je suis passée au delà des  » ont dit » et des apparences. Il n y pas que des plages paradisiaques et des hôtels 5 étoiles. Certaines personnes valent la peine d’être connues ici, il faut prendre le temps et sortir des sentiers battus pour cela.

A propos de Barryck R.

Oui il s'appelle vraiment comme ca. Twitter, Facebook, réseaux sociaux en général restent ses domaines de prédilections. Il a développé une forte expérience dans le monde du blogging et du Web 2.0 qu'il partage ici avec vous. Contactez le ici barryckr@gmail.com suivez le sur ses comptes twitter, facebook et Quora et pour suivre la tendance envoyez lui un Fax :P
  • http://www.facebook.com/Mouchtaknabil Mouchtak Nabil Ahmed

    c est de Djibouti qu’elle parle vraiment ? lol

  • abd155e

    bien venue a la maison

  • arab boy

    quelle arrogance ces blanches

  • arab boy

    elle du se faire ramoner le derriere par un djib

  • Seb

    Merci pour ton article, tes visions je les ai traversé et ressenti ! bravo pour ton parcours ! et l’Islam dans tout ca ??

  • moi

    wah c est cho ce que tu dis

  • Safo Ibrahim

    Oui en effet, Djibouti c’est tout ça et bien plus encore … malgré « sa chaleur et ses odeurs », on ne peut s’éloigner d’elle – ses gens hospitaliers et accueillants, c’est un petit coin zen et cool –
    Certains diront que le temps ne passe pas et que les choses ne changent pas – bah nous on dit – tant pis – on est tranquille comme ça 😉

  • KDD

    Bonjour, ça fait 2 ans que j’habite Djibouti (je suis expatrié depuis 10 ans) et c’est le pire des pays ou j’ai vécu. Gangréné par le khat et la corruption, un gouvernement incapable (qui a fait changer la constitution pour repasser). Le pays se détériore de jour en jour, il n’y a aucune infrastructure sanitaire, culturelle, publique qui tienne debout… Les miloufs vivent a part en caserne donc c’est plus facile, ça me fait penser à un club de vacances quand j’y vais…

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