Violence juvénile à Djibouti.

Posted by Djibcenter On février - 6 - 2010

De retour du domicile d’un ami, on devise jeudi dernier à bord de son véhicule de tout et de rien. Arrivés à l’angle de l’avenue 26 et du boulevard de Gaulle, des automobilistes dans notre champ de vision jouent du volant pour mieux rebrousser chemin. On a l’impression d’un sauve qui peut général. Tant les piétons, jeunes et moins jeunes, fuient en direction du centre médical Paul Faure. Avec des cartables comme moyens de protection sur leurs têtes, des filles et garçons tentent de se mettre à l’abri des jets de pierres qui opposent d’autres adolescents. Les deux bandes rivales font pleuvoir des cailloux de tous côtés sur le tronçon routier le long du collège de Boulaos.

Leur bataille rangée dure une bonne demi-heure malgré la proximité d’une caserne de la gendarmerie nationale. C’est dire la fureur qui anime les jeunes belligérants. Motivés à en découdre, ceux-ci semblent se moquer des risques de dégâts collatéraux que leur affrontement comporte. Des troubles à l’ordre public que leurs hostilités à coups de lance-pierres génèrent sur l’espace public.

C’est d’ailleurs le cadet de leur souci. De tels débordements d’une violence juvénile incontrôlable à ce jour inquiètent les citadins de Djibouti ville. Le phénomène nourrit bien d’interrogations chez l’opinion publique. Serait-il l’expression d’un malaise social de la jeunesse ? Reflète-t-il un déficit d’éducation civique ? Augure-t-il d’un conflit de générations ? Comment pourrait-on l’éradiquer ?

Il serait prétentieux de se poser en donneur de leçons sur toutes ces questions. Une conviction personnelle cependant : l’emprisonnement ferme des ados fauteurs de troubles risque de les marginaliser davantage. Un bon nombre d’adultes semblent la partager. Les autorités judiciaires également qui relaxent les protagonistes d’affrontements de jets de cailloux après un bref placement sous mandat de dépôt derrière les barreaux de la prison de Gabode. La sanction se veut dissuasive. Mais produit-elle son effet auprès des jeunes «casseurs » ? Rien n’est moins sûr. Pourquoi pas alors l’organisation d’une table ronde sur le sujet qui regrouperait des jeunes et parents de divers milieux, d’enseignants et éducateurs sociaux, des acteurs de la société civile et élus locaux, des magistrats et représentants des forces de l’ordre, me dis-je en mon for intérieur.

L’idée est lancée. Autant la mettre en application. Car le dialogue entre les jeunes d’abord et entre les générations ensuite serait peut-être porteur de remèdes aux racines d’une violence juvénile qui sévit de Balbala jusqu’au Plateau du Marabout.

sources :La nation

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View Comments to “Violence juvénile à Djibouti.”

  1. barryck dit :

    Une solution parmi tant d’autre reste le dialogue. Tanmanssi est une solution aussi. Lancons le debat, aidez nous a regroupez ces jeunes. On a penser a passer dans toute les maisons de jeunes (CDC) des quartiers mais sans pouvoir y arriver. Les quelques personnes qui nous ont écouter sans scolariser cette annee alhamdoulila. Aidez nous a trouver plus, aidez nous a en convaincre plus. Joignez vous a nous sur le terrain. Votre soutien sur la toile a ete sans faille maintenant on a besoin de soldats, des mains de grands freres et grandes soeurs protectrices et souhaitant changer la rue de la delinquance a la rue de la joie.
    C’etait notre mission et elle restera la seule.

    Tanmanssi

  2. mohamed ahmed dit :

    trouvant un point d’entente entre les jeunes

  3. mohamed ahmed dit :

    organiser de fete entre les deux quartiers en conflit, regroupees tout les jeunes, les faire jouer un match amicale de foot, et j’espere que ca marchera inchallah…

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