Samedi dernier dans la salle de réunion de l’Institut Supérieur des Sciences et de la Santé (ISSS), le ministre de la Santé M. Abdallah Abdillahi Miguil a procédé au lancement du comité de pilotage de la transformation de l’Hôpital Général Peltier (HGP) en un Centre hospitalo-universitaire (CHU). Et ce, avec la collaboration du ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.

C’est officiel. L’hôpital Général Peltier deviendra  un centre hospitalo-universitaire et ce, afin d’accompagner les étudiants stagiaires de l’Ecole de Médecine de Djibouti (EMD) dans leur pratique. C’est une décision prépondérante et complémentaire pour la formation médicale proposée au sein de l’EMD. Jusqu’à présent, rappelons-le, les étudiants stagiaires de l’EMD, outre les théoriques dispensés, se formaient dans les différentes structures sanitaires.

Il était temps que l’EMD dispose d’un centre hospitalo-universitaire. L’Ecole Médicine de Djibouti (EMD) entame déjà – depuis sa création en juillet 2007 – sa troisième année .Un stade où les étudiants devront faire des stages d’une durée de onze mois par an (sur une période de trois années) dans des services hospitalo-universitaires.

En effet, la transformation de l’HGP en CHU sera suivie par un comité composé de onze personnes nommées par décret présidentiel du 28 décembre 2009. Ce comité de pilotage sera chargé d’identifier, proposer et appuyer  la mise en place des différentes étapes pour la transformation de l’HGP en CHU. En d’autre terme, ils examineront minutieusement toutes les questions relatives à ce processus de transformation.

S’adressant au membre du comité de pilotage dans un discours qu’il a prononcé devant eux, lors de leur première réunion, le ministre de la Santé M. Abdallah Abdillahi Miguil leur a indiqué que « votre mission est cruciale non seulement pour la transformation de l’HGP en CHU mais aussi pour le développement de l’Ecole de médecine de Djibouti (EMD) et de l’Institut Supérieur des sciences de la santé (ISSS) ». « De la réussite de votre travail dépend, a-t-il poursuivi, la qualité de la formation médicale et paramédicale assurée par ces deux institutions de formation. Je sais que je peux compter sur votre engagement personnel qui sera indispensable pour réaliser des propositions pertinentes et de grande qualité. Je voudrais insister sur la particularité des formations professionnalisées proposées par ces deux institutions parce qu’elles intègrent les stages réalisées dans les structures hospitalières comme des fondements pédagogiques incontournables de leur formation. Par conséquent une Ecole de Médecine sans CHU est tout simplement impensable ».

Sur cette lancée, le ministre est revenu sur le statut de la transformation de l’Hôpital général Peltier en indiquant que  » l’Ecole de Médecine et les établissements hospitaliers garderont leurs personnalités juridiques et leurs organes d’administration respectifs. Par contre, ils sont tenus de conclure des conventions pour préciser les modalités de fonctionnement du C.H.U. »

A titre informatif, l’Hôpital Général Peltier ne réunit pas dans l’enceinte de son institution les différentes spécialités. Ce que le comité de pilotage essayera de proposer une formule appropriée de collaboration entre le futur CHU et les centres tels que Paul Faure, la Maternité Dar-El-Hanan, le centre Yonis Toussaint et l’Hôpital de Balbala. Il faut savoir que ces structures sanitaires regroupent diverses spécialités comme la cardiologie, la pédiatre, la pneumo-phtisiologie ou encore la gynéco-obstétrique, etc.

MAAS

Sources :La nation

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