La technologie réduit l’analphabétisme

Posted by rahimdj On août - 17 - 2010

D’après une expérience positive menée par Worldreader.org sur la lecture des ebooks en Ghana, il apparait que l’utilisation des livres électroniques tels que le Kindle contribue à l’alphabétisation.

«Durant cette expérimentation, nous avons constaté que les liseuses Kindle et les livres électroniques aidaient les nou veaux lecteurs dans leur apprentisage de la lecture, incitaient les enfants à lire d’avantage, et don naient accès à des cen taines de milliers de livres, en moins de temps et à moindre coût que les livres papier.»

Surtout pour les enfants, cette nouvelle stratégie éducative porte grandement ses fruits puisqu’elle stimule non seulement leur curiosité mais aussi leur motivation d’apprendre et de lire. Un point positif pour la technologie!

« Nous avons reçu l’accord du minis tère de l’éducation Ghanéen pour faire un essai à plus large échelle en octobre qui por tera sur 336 Kindles dans quatre écoles. Nous allons en mesu rer les résul tats de façon très pré cise, regar der com ment les liseuses affectent les habi­tudes de lec ture et esti mer à quel point elles aident à l’alphabétisation. Ensuite, nous déploie ront cela à plus large échelle, dans d’autres pays d’Afrique et en Amérique du Sud. Nous tra vaillons égale ment avec des éditeurs locaux pour numé ri ser des livres qui autre ment seraient lais­sés de coté dans la numé ri sa tion glo bale qui touche tous les livres «   affirme Susan Moody  de Worldreader.org.

Puisque cette stratégie éducative a bel et bien porté ses fruits au Ghana, il apparait clair que cela pourrait aussi fonctionner à Djibouti…Il serait grand temps de profité des bienfaits de la technologie.

Source : Worldreader.org, rww

Près d’un million d’Africains diplômés de l’enseignement supérieur quitte chaque année leur continent pour s’installer au Nord où salaires et conditions de vie sont plus attractifs.

Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, 30 000 d’entre eux disposent des compétences en matière de santé et d’éducation dont l’Afrique a besoin. C’est-à-dire que plus les pays de la zone subsaharienne investissent dans la matière grise, moins celle-ci contribue à les sortir du marasme. Cette fuite des cerveaux équivaut à peu près 4 milliards d’euros par an dont ne bénéficie pas le continent. Quasiment une perte sèche en retour.

S’ensuivent deux types de problèmes. Le premier est directement lié à la stratégie politique des dirigeants africains qui n’arrivent pas à organiser leur développement durable à partir des ressources humaines dont ils disposent. Car, à chaque fois que des autochtones qualifiés émigrent (avec difficulté, cela va sans dire), ce sont autant d’experts internationaux qui sont recrutés par les gouvernements pour exécuter le même travail, mais dans des conditions plus coûteuses.

Le deuxième problème est une conséquence du premier. Si des jeunes professionnels diplômés quittent en masse leur pays pour des raisons économiques bien compréhensibles, on peut en même temps s’interroger sur la relativité du patriotisme national en vigueur sur le continent. Si, comme c’est le cas, 68 % des jeunes médecins par exemple du Zimbabwe cherchent à s’installer au Canada ou aux Etats-Unis, c’est parce que les contextes politiques se sont tellement dégradés que les nouvelles générations ont perdu toute confiance d’un avenir meilleur et nous éloigne dans le même temps, de la perspective de voir l’Afrique un jour, s’en sortir par la seule volonté de ses citoyens.

Chacun peut deviner les conséquences d’une telle situation désastreuse pour les générations futures et pour l’avenir du continent Africain. Il est grand temps, me semble t-il, d’inverser la tendance en faisant de cette ressource humaine compétente et disponible, le terreau fertile de leur développement quitte à l’encourager financièrement, en transférant les salaires des experts internationaux souvent rémunérés par la Banque mondiale ou l’Union européenne aux Africains qualifiés, le temps d’une réappropriation salutaire.

La communauté internationale doit selon moi, promouvoir une Afrique plus responsable en lui laissant l’utilisation de ses compétences quelque soit le domaine, puisque le Nord porte aussi une lourde responsabilité dans le chaos africain. Pourquoi un pays historiquement lié à ce continent comme la France, n’est-il pas plus ouvert ou plu respectueux dans sa manière de penser une coopération basée sur un réel partenariat ?

Les conséquences sanitaires de la crise alimentaire gravissime qui sévit actuellement dans bon nombres des pays Africains et notamment à Djibouti, sont une illustration parfaite de l’inefficacité d’une politique de coopération qui depuis trente ans s’enfonce dans l’erreur.

Les conséquences :

Les pays manqueront, inéluctablement d’un capital humain de matières grises locales,
suffisantes pour faire face aux défis de demain, tels que l’éducation, la lutte contre les maladies ou la lutte contre la pauvreté.

Je considère cela comme une deuxième saignée pour le continent africain, berceau de l’Humanité, après celle de la traite négrière. La communauté internationale doit prendre conscience de l’ampleur du drame qu’elle inflige à l’ensemble du peuple africain.

Le développement d’un pays, fut-il africain, ne peut véritablement être possible que s’il s’appuie, de manière rationnelle, sur ses meilleures ressources humaines. Or, les pays africains s’enferrent dans une situation chaque jour un peu plus dramatique en favorisant d’une manière ou d’une autre, la fuite des cerveaux.
Mais, à tout prendre, ne vaudrait-il pas mieux, une bonne fois pour toutes tirer les enseignements de la faillite de l’aide occidentale au développement pour réinventer une coopération d’inspiration plus humaniste dans laquelle la place des hommes et des femmes d’Afrique serait enfin le centre de gravité du continent ? Car il y a vraiment urgence.

On peut s’étonner que ce soit Tony Blair qui ait pris le premier l’initiative d’annuler la dette Africaine, et on doit s’en féliciter. Décision courageuse même si elle est malheureusement dérisoire dans la mesure où l’insolvabilité des Etats concernés hypothèque sérieusement son remboursement.

Pourquoi la fuite des cerveaux ? Quels sont les pays d’accueil ? Quelles sont les conséquences ? Est-il possible de trouver une solution à ce mal ? Peut-on envisager un retour de cette diaspora et pourquoi faire ?

Si l’Afrique exporte ses matières premières, elle exporte aussi sa matière grise.

L’Afrique est le continent des départs : départ de la main d’œuvre, départ des matières premières du sol et du sous-sol et maintenant, départ des substances grises. Point commun de tous ces départs : l’exigence et le tri de la qualité. Fini l’époque du nègre musclé avec belle dents car aujourd’hui, on veut du nègre diplômé et intelligent.

Les causes de ces fuites ne sont pas seulement endogènes mais aussi exogènes. Des causes endogènes qui relèvent du manque d’infrastructure performante ou d’opportunité de développement dans les pays d’origines. Autrement dit, les conditions de vie exécrables qui donnent seulement une alternative aux citoyens : soit ils s’inféodent, soit ils s’expatrient.

Quant aux causes exogènes, avec le vieillissement de la population dans les pays d’accueil, le besoin en personnel est grandissant. Ces pays recherchent deux catégories d’immigrés : ceux qui sont prêts à accepter des emplois mal payés, durs, dangereux et dédaignés par leurs propres ressortissant, et les professionnels hautement qualifiés comme les experts en logiciels, les ingénieurs, les médecins, les chercheurs et le personnel infirmier.

Pour ce qui est des pays d’accueil, c’est pratiquement toute l’Europe qui s’est mise à table aux côtés bien sûr des Amériques. La France, et par sa politique maladroite de l’immigration choisie, fait présager une continuité constante dans l’épuisement des compétences Africaines.

Développement économique et énergie sont intrinsèquement liés. La richesse des pays occidentaux s’est d’ailleurs bâtie sur une disponibilité abondante en énergie.

L’Afrique est un continent immense par la taille, très peuplé et bien pourvu en énergies fossiles et renouvelables.

Néanmoins, la consommation reste limitée faute d’infrastructures de distribution et faute de capitaux pour permettre les investissements nécessaires. La situation est particulièrement critique en Afrique subsaharienne puisque la consommation d’énergie africaine est pour l’essentiel concentrée en Afrique du Sud et en Afrique du Nord. Le développement de l’énergie en Afrique soulève encore pas mal d’interrogations.

Améliorer l’accès à l’énergie, une priorité.

La production globale d’énergie en Afrique représente environ 9,5 % de la production énergétique mondiale totale. Les parts spécifiques du continent dans la production mondiale se présentant respectivement comme suit : pétrole brut : 12,1 %; gaz naturel : 6,6%; charbon brut : 4,7 %; et hydroélectricité : 3,1 %. L’Afrique détient 9,7 % des réserves mondiales prouvées de pétrole, y compris une grande proportion de nouvelles découvertes.
Le continent est un important exportateur net de ressources énergétiques avec 475 millions de tonnes équivalent pétrole par an, soit l’équivalent de 45 % de la production du continent.

Toutefois, les 930 millions d’habitants du continent sont ceux qui consomment le moins d’énergie par habitant au monde. L’Afrique est par ailleurs dotée de 3,6 % des capacités mondiales de raffinage, et sa part dans la production mondiale d’électricité n’est que de 3,1 %. Le continent ne consomme que 9 % de sa production totale de pétrole, le reste étant exporté. Sa part dans la consommation mondiale d’énergie n’est que de 3 %, alors qu’elle abrite 14 % de la population mondiale.

La faible consommation endémique d’énergie par habitant est à la fois une cause et une conséquence de la persistance de la modeste performance socioéconomique enregistrée sur le continent depuis le premier choc pétrolier du début des années 70, en particulier dans les pays d’Afrique subsaharienne importateurs de pétrole.
Partant, l’amélioration de l’accès à l’énergie constitue une priorité en Afrique. Un segment important de la population du continent, en particulier en Afrique subsaharienne et dans les zones rurales des pays à revenu intermédiaire d’Afrique, vit dans l’extrême pauvreté liée à l’énergie.

La recherche de combustibles à des fins domestiques occupe une proportion disproportionnée du temps de travail et de loisirs, et notamment du temps des femmes et des enfants, en plus de constituer une tâche ardue.

En outre, la détérioration de l’état de santé et le niveau élevé inacceptable du taux de mortalité, avec quelque 400.000 décès imputables aux maladies respiratoires chaque année, sont associés à l’exposition à la pollution à l’intérieur des habitations, causée par les combustibles sales que l’on brûle dans des demeures mal ventilées.

En dehors des contraintes liées à l’alimentation en énergie à domicile, le coût élevé des services de transport, du fait de la rareté des combustibles liquides raffinés, et la pauvreté liée à l’accès à l’information, associée à l’incapacité à communiquer à l’échelle mondiale, en raison du manque d’électricité et du coût élevé des piles alcalines, contribuent collectivement à limiter la participation des populations aux activités nationales, régionales et mondiales, et notamment aux activités commerciales.

Pour ce qui est de la production, la rareté et l’insécurité des ressources énergétiques compromettent les possibilités offertes aux producteurs et leur compétitivité dans les systèmes commerciaux nationaux, régionaux et internationaux. En somme, l’insécurité énergétique perpétue la pauvreté.

L’exploitation durable des ressources énergétiques

Selon les estimations de la BAD, même si plus de 90 % des populations rurales avaient accès à l’électricité d’ici 2030, la demande rurale d’électricité ne représenterait qu’environ 10 % de la capacité totale de production d’électricité.

Le reste de la demande totale serait fourni à partir des zones urbaines où sont essentiellement basés les établissements industriels et les secteurs de services à forte intensité d’énergie.
Si l’on tient compte d’une gamme plus vaste de sources d’énergie, et notamment de la biomasse, les populations rurales devraient représenter environ 20 à 25 % de la demande finale totale de consommation d’énergie d’ici 2030.

La demande d’énergie dans les zones rurales n’est donc pas trop grande. Toutefois, si l’on se fie à l’expérience de la BAD, les approches classiques de l’électrification rurale ne constituent pas le moyen le plus rentable de réaliser l’objectif de l’accès universel à l’électricité dans les zones rurales.

Les réalités géographiques portent à croire que l’aménagement décentralisé et autonome de l’infrastructure énergétique, en exploitant les ressources locales, le plus souvent renouvelables, représente une option pour l’amélioration de l’accès à l’énergie en milieu rural.

Par ailleurs, l’intégration des réseaux électriques nationaux et la mise en place de systèmes d’approvisionnement en grandes quantités de combustibles, par l’interconnexion à l’échelle régionale ou entre plusieurs pays, constituent les moyens les plus rentables et les plus fiables de répondre aux besoins en énergie des populations et des secteurs économiques.

Les décideurs africains doivent donc relever le défi consistant à répondre au même moment à deux types de demandes croissantes d’énergie, dans un contexte de croissance économique solide, de transformation sociale et de réduction de la pauvreté.

Un aspect de ce défi a trait à la maîtrise de l’application de technologies rentables dans l’exploitation durable des ressources énergétiques. Un autre aspect a trait à la mobilisation des investissements et au maintien de la viabilité financière.

Il existe par ailleurs un troisième aspect qui porte sur les modalités institutionnelles appropriées pour soutenir les productions décentralisées et le niveau d’intégration entre systèmes décentralisés d’approvisionnement en énergie dans les zones rurales et systèmes nationaux et régionaux intégrés d’approvisionnement en énergie.
Mais qu’en est-il du projet du « Grand Inga » ? (projets hydroélectriques dans la région Inga en République Démocratique du Congo) que devait être plaidé au sommet mondial sur le climat de Copenhague.

Selon Olivier Danielo, (Education, Energie et Environnement) l’Afrique possède un potentiel en énergies renouvelables plus de 1000 fois supérieure à ses besoins énergétiques. Et pourtant, 594 millions de personnes, soit trois africains sur quatre, n’ont toujours pas accès à l’électricité alors que le Conseil Mondial de l’Energie prévoit « un triplement de la demande en électricité en Afrique entre aujourd’hui et 2035 ». Pour faire face à ce défi, différents projets proposent d’utiliser les ressources naturelles du continent. Parmi eux : une grande station hydroélectrique basée sur le fleuve Congo.

L’Afrique jouit de ressources en énergies renouvelables diversifiées et très abondantes: éolien, hydraulique, solaire, géothermie, énergies de la mer, biomasse. Ces ressources ne sont pas toutes exploitables au même coût. L’hydroélectricité est ainsi l’énergie la meilleure marché. Et de très loin. Le coût de production standard du kWh hydroélectrique est deux fois plus faible que le kWh-charbon, et trois fois moindre par rapport au kWh nucléaire. Aujourd’hui, le coût de production de l’électricité sur le continent africain est d’environ 13 €, soit près du double comparativement à d’autres marchés émergents. Un phénomène notamment lié aux mauvais rendements des centrales thermiques, d’anciennes générations. A titre d’exemple, le charbon fournit 65% de la production électrique d’Afrique subsaharienne et 90% en Afrique du Sud.

Premier grand projet vers l’autonomie énergétique de l’Afrique, «Grand Inga» vise donc à construire une grande station hydroélectrique de 40000 MW dans la région de Matadi, en parallèle du fleuve Congo, second plus long d’Afrique (4700 km) et premier pour son débit. Placé sur un bras dérivé du fleuve, le barrage n’aurait aucun impact sur l’éco-système local. A pleine puissance, cette centrale permettrait de produire près de 315 TWh par an, soit assez d’électricité pour alimenter entre 300 et 400 millions de personnes en Afrique.

Comme l’a expliqué Latsoucabé Fall, manager général pour l’Afrique au prés du Conseil Mondial de l’Energie, le projet du « Grand Inga représentrait une opportunité unique de promouvoir l’indépendance économique, la paix et la prospérité en Afrique».

Pour concrétiser ce projet qui s’inscrit dans la perspective d’un développement vraiment durable, le financement international pourrait ainsi atteindre 50 milliards de dollars pour le barrage Grand Inga tandis que l’autonomie énergétique du continent est estimée à environ 300 milliards de dollars. Un chiffre qui s’approche de celui avancé par Jean-Louis Borloo, Ministre français du Développement Durable pour la réalisation du programme « Energizing Africa ».

Pas étonnant dès lors que les projets hydroélectriques dans la région Inga (République Démocratique du Congo) suscitent l’intérêt de la Banque mondiale, de la Banque Africaine de Développement, de la Banque Européenne d’Investissement, de l’Union européenne, de grands groupes occidentaux.

L’Afrique ne devrait-elle pas exiger le financement d’un tel projet auprès des compagnies pétrolières afin de compenser les pertes dû au frein de son développement par la dilapidation de ses richesses en faveur des pays développés ?


Selon la Division de la population de l’ONU, en Afrique, la population du troisième âge, estimée légèrement au-dessus de 38 millions de personnes, atteindra 212 millions en 2050. De plus, le taux de vieillissement augmente plus rapidement dans les pays les moins préparés à faire face à ses conséquences. Les populations sont déjà relativement âgées, et l’effondrement récent de l’État, ainsi que la transition vers une société capitaliste, ont rendu les personnes âgées particulièrement vulnérables sans le soutien de l’État et des mécanismes de protection.

Les analystes et les responsables du développement dans une large mesure, excluent ces personnes des débats portant sur la pauvreté, les considérant comme non productives sur le plan économique. En négligeant de reconnaître les contributions actuelles et potentielles des personnes âgées au bien-être et à la survie de la famille et de la communauté, une telle attitude sape les stratégies de réduction de la pauvreté. C’est particulièrement le cas lorsque les personnes âgées ont la lourde responsabilité de soigner des membres de leur famille atteints du VIH/sida et de prendre en charge leurs petits-enfants orphelins. Cela représente également un échec à assurer l’égalité de leurs droits. Les Objectifs de développement du Millénaire en matière de réduction de la pauvreté dans le monde, ne pourront être réalisés que si la pauvreté et l’accès aux soins de santé, à la sécurité sociale et aux besoins de base des personnes âgées sont traitées comme un élément des stratégies et des interventions de réduction de pauvreté complètes et inclusives.

Le débat sur la prise en charge des personnes âgées sur le continent Africain est loin d’être tranché, en dépit des nombreuses réunions sur le sujet. Par exemple, le 1er octobre de chaque année, l’Afrique célèbre la journée internationale des personnes âgées. L’occasion d’organiser des campagnes de sensibilisation et des plaidoyers en faveur de leur prise en charge psychosociale. Mais il n’existe pas encore de politique spécifique.

Aujourd’hui, les solutions aux problèmes des personnes âgées se confondent avec les plans nationaux de lutte contre la pauvreté. Certains pays Africains ont pris conscience de l’ampleur de cette problématique et ont su mettre en place les politiques sociales qui permettent aux personnes âgées de pouvoir bénéficier d’un large soutien de l’Etat tout en envisageant également, la création de centres de gériatrie par exemple.

Lors du sommet de Madrid, les pays du Sud ont donc demandé la création d’une sorte  » d’Unicef des personnes âgées « , financée par les pays industrialisés. Sans succès. Le plan d’action international contre le vieillissement qui a été adopté recommande la création d’une société où les personnes âgées auraient  » tous les droits.  » Mais, chaque gouvernement devra s’occuper de ses propres personnes âgées.

Le plan exhorte aussi les Etats à se préoccuper de la réinsertion des travailleurs trop tôt exclus de la vie active du fait d’un âge de la retraite fixé à 55 ans ou d’une retraite anticipée, alors qu’elles sont encore pleines de vigueur, de talents et fortes d’une expérience qui serait utile aux jeunes générations.

En fin de compte, si l’idée de création  » d une société pour tous les âges  » a été perçue par certains comme  » la consécration du modèle de société à l’africaine « , elle a aussi sonné comme un avertissement pour l’Afrique.

Loin, en effet, de tirer leçon de l’expérience des pays du Nord, qui regrettent la marginalisation des personnes âgées, le continent, plus préoccupé par l’avenir de ses jeunes, dérive vers les mêmes erreurs.

«

En Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle », disait Amadou Ampaté Bâ

Dans la volonté de comprendre la pauvreté et de s’y attaquer, ce qui est aujourd’hui au premier plan des aspirations et des activités liées au développement, la situation des personnes âgées dans les pays en développement reste méconnue et passe sous silence et la République de Djibouti n’est pas en reste.

Comme chaque année par exemple, et à partir du mois de mai, subit fortement une de plus grosse chaleur qu’un pays peut connaître. Ajouté à cela, pour les personnes âgées et en situation de précarité extrême, l’absence à l’accès au moyen électrique, au fort taux d’humidité auquel elles sont exposées et à l’insuffisance alimentaires.

Face à cette problématique qui se renouvelle tous les ans, les carences des pouvoirs publics sur les initiatives quant à la prise en charge des personnes âgées et l’absence des moyens statistiques, reste à être comblées.

Cette urgence d’ordre sanitaire, doit susciter d’intenses réflexions sur la question de l’accompagnement des personnes âgées et de leur cadre de vie afin d’élaborer un plan d’action destiné à prévenir et à lutter contre ces conséquences inhumaines.

La mise en œuvre de mesures de protection des personnes à risques, âgées et malades ou handicapées doivent être inscrites dans nos politiques de lutte contre la pauvreté en lui apportant une attention toute particulière.

Il s’agit de relever les défis de la marginalisation de la personne âgée en République de Djibouti en plaçant son cas au centre du débat politique et de la lutte contre la pauvreté et de la justice sociale.

La création du secrétariat d’Etat à la solidarité, qui est une volonté du Président de la République pour répondre entre autre aux objectifs du millénaire, doit nous amener également à impulser une politique nationale sur l’aide et l’assistance en termes de besoins de nos aînés et sur leurs moyens de gestion.

On peut considérer que les réalités économiques des pays en voie de développement, notamment à Djibouti, les bas salaires, le taux de chômage, malgré les politiques mises en place et l’existence de la pauvreté, ont considérablement un impact négatif sur la situation des personnes âgées et sur leurs besoins.

Aujourd’hui, on ne peut qu’être interpellé par la précarité dans laquelle vit une forte majorité de nos aînés souvent rongés par la maladie dans l’abandon et la solitude.

Dans les pays riches, des solutions plus ou moins humaines ont été trouvées pour y remédier. Mais pour les pays en voie de développement, les problèmes sont tellement nombreux, que dans leurs priorités, ils oublient souvent les conditions de vie des détenteurs de nos valeurs ancestrales.

Ne pas honorer la vieillesse, c’est démolir brique après brique la maison où l’on doit se coucher le soir. Au nom de la dignité humaine, au nom de ces valeurs ancestrales, soyons à notre tour, les garants de ces mêmes valeurs en engageant une action collective et participative, par exemple, par le moyen contributeur et solidaire d’une journée travaillée qui pourrait leur être attribuée.

Article rédigé par Mr. Alexis MOHAMED

Le Président de la République, M. Ismail Omar Guelleh a pris part, cet après-midi, à l’ouverture des travaux du 25ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique et de France.

Durant deux jours, le Président du pays hôte de ce sommet, M. Nicolas Sarkozy, et les dirigeants africains présents à Nice vont passer en revue diverses questions d’intérêt commun.

Citons, entre autres, la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, le climat actuel et le renforcement du partenariat France-Afrique pour un monde plus meilleur et plus sécurisé.

Des débats à huis clos sur ces thèmes sont inscrits à l’ordre du jour du 25ème sommet France Afrique. Il est prévu que le Chef d’Etat djiboutien intervienne pour défendre la position de Djibouti sur ces trois grands dossiers.

Il est prévu que ce soir, le président français, M. Nicolas Sarkozy offre un dîner en l’honneur de ses pairs africains.

Rappelons qu’une importante délégation djiboutienne accompagne le Chef de l’Etat dans son déplacement dont le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M Mahamoud Ali Youssouf et le Ministre des Finances et de l’Economie nationale, M Ali Farah Assoweh.

Sources : DjiBAct

Un jour peut être! – Par Braveheart

Posted by Djibcenter On juin - 1 - 2010

Un jour peut être !

Dans l’attente de l’annonce, du verdict, voir même de la sentence libératrice et ce peut importe l’appellation qui lui sera donnée, l’attente demeure accablante et patibulaire.

Pour l’instant, l’heure est à l’agonie, à la souffrance, à la famine et a tout les fléaux néfastes qu’englobe ce monde. « Un troupeau sans berger, ne peut que courir à sa perte », stipule un proverbe local, et ce serait être de mauvaise foi, que de nier toute la sagesse que comporte ce l’adage.

Et oui, un chef, n’est point celui qui est craint et qui s’impose par la terreur, c’est celui qui inspire le respect par la sagesse et l’indulgence auxquelles il incite. C’est aussi celui, qui se soucie du sort de chacun et qui tente tant bien que mal à contribuer au bonheur de ceux qui l’ont désigné, un chef se veut soucieux et attentif et impartial.

Malheureusement, le cas de ceux que je traite ici, dispose des chefs qui ne soucient que de leurs propres intérêts, ces derniers sont animés d’une volonté « d’enrichissement personnel » et malgré les richesses dont disposent leurs États, et les richesses qu’ils ont accumulés, rien ne semble les arrêter. Ni les cris, les pleurs et la pauvreté de leurs concitoyens qui se meurent dans l’indifférence.

Pourtant si ces richesses, sont équitablement répartis, dans une transparence légitime, et vus tout la richesse dont disposent ces Etats, il y’a de quoi nourrir et faire le bonheur de tout ceux qui périssent dans des misères inqualifiable. L’on se demande souvent, quel sort l’on a jeté sur ces soi-disant « responsables » qui malmènent ainsi leurs concitoyens, comment peut-on avoir la conscience tranquille ? Et feindre que tout va bien, quand par milliers des personnes chaque jour s’écroulent sous le poids de l’insouciance et de l’indifférence.

A quand, la fin du sort qui pèse sur l’Afrique, à quand la création des États de droit, où le droit s’applique à tous sans distinction, où chacun puisse bénéficier d’une liberté sans condition pour aspirer à une vie décente, peut être un jour, peut être un jour…

Les rats démineurs du Mozambique

Posted by Djibcenter On janvier - 25 - 2010

Deux euros suffisent pour poser une mine, mais près de 700 sont nécessaires pour la désamorcer. Les méthodes traditionnelles, telles que les détecteurs de métaux et les chiens dressés, sont en effet très coûteuses en temps et en argent. Dans le sud du Mozambique, une ONG a trouvé une méthode plus simple, moins chère, et très efficace : les rats démineurs.

« Nous ne faisons pas de nos rats des kamikazes. Ils sont très précieux pour nous »

Pourquoi avoir choisi les rats ? Parce que contrairement aux détecteurs de métaux, ils peuvent détecter les mines encapsulées dans du plastique. Ensuite, ils sont si légers qu’ils passent sur les mines sans les déclencher. Il faut environ 5 kilogrammes pour faire exploser une mine et les rats pèsent trois fois moins. Enfin, leur entraînement coûte 6000 euros, ce qui est quatre fois moins cher qu’un chien. source : France24

Coup d’éclat à la conférence sur le climat à Copenhague. Soutenus par la Chine, l’Inde et d’autres pays en développement, les pays africains, représentés par l’Algérie, ont quitté, lundi dernier, la table des négociations sur la lutte contre le réchauffement climatique.

«Nous sommes en train d’assister à la mort du protocole de Kyoto», a déclaré le chef de la délégation algérienne représentant les pays africains à la conférence, Djemouaï Kamel, qui accusera les pays industrialisés de chercher à faire «capoter» les négociations de Copenhague. Leur projet «signifie que nous allons accepter la mort du seul instrument contraignant [le protocole de Kyoto, ndlr] qui existe», a-t-il déclaré. source : allafrica.com

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